La police suscite toujours autant de vocations
En 2007, le concours de gardien de la paix a attiré plus de 20 000 candidats, celui de lieutenant de police 2 600 et celui de commissaire plus de 800.
Du côté de la Direction générale de la police nationale (DGPN), le nombre de postes ouverts est relativement stable d’une année à l’autre. Il évolue en fonction des arbitrages du gouvernement.
Aussi, la sélection aux concours est plutôt variable : 11 % d’admis au concours de gardien de la paix, environ 3 % à celui de lieutenant et un peu plus de 7 % d’admis chez les commissaires. Par ailleurs, les candidats ont tendance, comme pour tous les concours de la fonction publique, à être surdiplômés par rapport au niveau d’études officiellement exigé. Enfin, sachez qu’une fois admis en école, c’est votre classement de sortie qui détermine votre affectation : en commissariat, dans la police judiciaire (affaires criminelles, affaires économiques et financières), aux services des renseignements généraux, à la police des frontières...
Le concours de gardien de la paix
Bacs conseillés : L, ES, S, STG.
Niveau d’entrée : bac.
Coût de la formation : formation rémunérée (1 100 € net par mois).
Le bac est exigé pour se présenter à ce concours, qui comporte des tests de culture générale, une épreuve de langue, une épreuve sportive et un entretien de motivation pour les admissibles. Autres exigences : une bonne santé, une acuité visuelle correcte et une taille minimale de 1,68 m pour les hommes, de 1,60 m pour les femmes. La formation dure un an sous forme de stage pratique et théorique dans l’une des onze écoles nationales de police. Le gardien de la paix s’engage pour quatre ans. Il est affecté à des missions de sécurité publique et de police judiciaire, le plus souvent en commissariat. Il peut aussi opter pour son rattachement au corps des CRS ou choisir une spécialité : maître-chien, motard, etc.
Le concours de lieutenant de police
Bacs conseillés : L, ES, S.
Niveau d’entrée : bac + 3.
Coût de la formation : formation rémunérée (1 400 € net par mois).
Ce concours est réservé aux titulaires d’une licence au minimum (le plus souvent en droit). Au programme : dissertation de culture générale, note de synthèse, droit pénal, droit civil et commercial, épreuve de langue et épreuve sportive. Les conditions physiques sont les mêmes que pour le gardien de la paix. En 2007, 47 postes étaient ouverts pour 1 417 candidats. Une fois admis, le futur lieutenant s’engage pour cinq ans et suit une formation de dix-huit mois à l’École nationale supérieure des officiers de police (ENSOP) de Cannes-Écluses (77). Il est ensuite affecté dans un commissariat ou dans une unité spécialisée (brigade criminelle, financière, des stupéfiants, Direction du renseignement intérieur – c’est-à-dire l’ex-DST et les RG, qui vont fusionner en 2008 –, etc.). En uniforme et plus souvent en civil, il est sous le commandement d’un commissaire.
Demande de documentation Prioritaire
Préinscription sans engagement
Le concours de commissaire de police
Bacs conseillés : L, ES, S.
Niveau d’entrée : bac + 5.
Coût de la formation : formation rémunérée (1 700 € par mois).
Le concours externe (catégorie A) de commissaire de police est ouvert aux candidats titulaires d’un bac + 5, de nationalité française, âgés de 35 ans au plus au 1er janvier de l’année du concours. Un master en droit ou un diplôme de l’IEP est conseillé pour assurer ses chances à un concours qui comprend notamment une dissertation de culture générale, une note de synthèse et du droit administratif et pénal. Des tests de préadmissibilité visent à évaluer la robustesse physique et l’acuité visuelle des candidats. En 2007, il y avait 30 postes pour 420 candidats présentés. Attention, vous n’avez pas droit à plus de trois tentatives ! Les lauréats suivent ensuite une formation de deux ans comprenant de nombreux stages, à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or (69). Les missions d’un commissaire de police, auquel la loi confère des attributions de magistrat, sont étroitement liées à son affectation, en commissariat ou en services spécialisés (brigade criminelle, financière, des mœurs, des stupéfiants...).